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dimanche 3 novembre 2013

N’Ayez pas peur

Vous en avez entendu parler maintes fois, certains même vous ont dit l’avoir un jour rencontré, bien que ce ne fût que par le détour d’un récit des anciens temps. D’après d’autres encore, il aurait survécu et se cacherait dans quelque grotte inconnue, seul, terré dans l’obscurité, tremblant d’effroi, banni du monde des hommes. Quiconque s’aventurerait à lui tendre la main serait voué aux gémonies, condamné avec la plus grande fermeté pour cet acte qui ramènerait instantanément l’humanité aux heures les plus sombres de notre histoire.

Et pourtant, ce que personne n’oserait plus ne serait-ce que concevoir en pensée, ne parlons même pas de projeter sérieusement, Gustave Borjay, au mépris de tous les cris d’orfraie poussés par une nation saisie d’horreur, au mépris de toutes les organisations non gouvernementales de la planète, au mépris même des plus émouvants déclarations politiques rédigées au plus fort de la nuit par des cabinets pleins d’une magnifique abnégation, Gustave Borjay l’a fait.

Il a utilisé le subjonctif imparfait.

Gustave Borjay vous salue.

« ET MAINTENANT, AU TOUR DU SUBJONCTIF PLUS-QUE-PARFAAAIT ! »

dimanche 20 octobre 2013

PRISM : Gustave Borjay lui aussi espionné par la NSA

Les derniers documents transmis par Edward Snowden, le nouveau chevalier blanc cosaque du monde occidental, sont formels : les Etats-Unis, via leur agence NSA, ont espionné Gustave Borjay depuis le premier semestre 2009. Billets de son blog, pied sur lequel il sort de son lit chaque matin, cuisson de son steak (saignant), rien n'aurait échappé à l'implacable organisation.

Dans l'entourage de l'écrivain, la stupeur puis l'ahurissement ont succédé à l'effarement. Consternés, des gens revendiquant le statut de proches de Gustave Borjay expliquent ne pas comprendre comment la méfiance et la haine ont pu à ce point s'insinuer dans la politique extérieure du pays des Droits de l'Homme.

Quoiqu'il en soit, Gustave Borjay a convoqué chez lui, séance tenante, l'ambassadeur des Etats-Unis, qui devra répondre des agissements de son pays devant l'illustre écrivain. A la Maison Blanche, aucune déclaration n'a encore été faite à la presse, mais il règne un parfum de souffre qui, n'en doutons pas, devrait peser bien lourd lors des prochaines élections - s'il ne mène pas entretemps à la démission du président actuel.

Gustave Borjay vous salue.
 
La NSA aurait également intercepté le centième article du blog
de Gustave Borjay, jugé bien trop sensible et subversif, pour
le remplacer par l'histoire de José Jr., agent double à la solde
des Etats-Unis d'Amérique.