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dimanche 4 mai 2014

Le Livre dont vous êtes le héros

Savez-vous qu’un jour, après avoir fini d’écrire un livre dont vous ne seriez pas le héros, Gustave Borjay pourrait bassement céder à la pression populaire qui s'est jusqu'ici émoussée depuis de longues années en pure perte contre sa volonté toute-puissante ? Savez-vous qu'il pourrait, dans un retournement spectaculaire dont seul un scénariste comme lui peut ménager l'effet, s'atteler à un livre dont vous seriez enfin le héros ?

Plaçons-nous dans cette perspective troublante. Comment cela se passerait-il alors ? Peut-être créerait-il une figure de héros vivant dans notre temps, tout d’abord, puis rempli d’indécision et de contradiction au point qu’il serait incapable de faire un vrai choix d’homme. Peut-être même l’Écrivain irait-il jusqu’à concocter une fin en forme d’impasse, tel un bilan dans la plus pure lignée des romans flaubertiens ?

Ce héros pathétique serait typiquement le genre de personne qui détesterait voir ses propres limites faire le sujet de tout un livre. Même si, à bien y réfléchir, il ne s'en rendrait probablement pas compte.

En fin de compte, ce serait quelqu'un qui vous ressemble beaucoup.

C’est sans doute la meilleure des raisons pour Gustave Borjay,

Qui vous salue.

« Quelle déception, je ne me suis vraiment pas reconnu
dans ce livre dont je suis le héros ! Il faudrait que je sois
quelqu'un de bien médiocre, AH AH ah ah… »

lundi 10 mars 2014

L'Attente

Aujourd'hui, et en dépit des nombreuses sollicitations, fidèle à sa réputation de neutralité politique immaculée, Gustave Borjay ne fournira pas d'information sur la composition du prochain gouvernement après le remaniement tant attendu.

Non. Il y a des choses plus importantes.

Il y a par exemple l'attente. Vous savez, cette attente qui pèse sur la main de l'écrivain lorsqu'il a mis un point final à son manuscrit et, le cœur rasséréné mais fébrile pourtant, laisse passer les jours comme autant d'invitations à prendre du recul sur son œuvre.

Il y a ces moments où le prend mécaniquement l'envie de taper de nouveaux mots, de nouvelles phrases, ou s'empare de lui le malaise de laisser s'écouler des périodes stériles et sèches. Et pourtant, il a réussi.

Il y a ces moments où quelque nouvelle, quelque distraction créatrice se propose à lui comme un répit salvateur pour lui permettre d'exercer sa plume et sa verve.

Et puis lorsque le temps sera venu il y aura la redoutable relecture grâce à laquelle, espère-t-il, il parachèvera son œuvre au-delà de toutes ses attentes.

Gustave Borjay vous salue.

Tous les neurones de Gustave Borjay attendent l'ouverture
de la saison de la relecture.

mardi 27 août 2013

Le Renouveau du roman d’aventures

Vous en avez assez de ne trouver en librairie que des introspections narcissiques pour ne pas dire cathartiques, des thrillers scandinaves ou des romans historiques ? Réjouissez-vous, le roman d’aventures est de retour.

Ce genre populaire, longtemps prisé des romanciers, a fait l’objet du choix de Gustave Borjay pour son premier roman. Choix risqué, choix ambitieux, choix fou, l’Auteur ne s’en cache pas, mais choix gagnant, tant est réussi l’ouvrage en résultant.

Le roman d’aventures, il s’y illustre souvent un héros supérieur, fort, séduisant, qui est confronté à des péripéties haletantes dans le souci d’une action qui tienne le lecteur – le spectateur – en haleine. C’est une forme très libre, qui peut s’inscrire dans n’importe quelle époque, lieu ou milieu. On y trouve des vertus d’un autre âge, héroïsme, abnégation, amour éternel, ainsi que des mondes vivants, grouillants, flamboyants, qui à chaque chapitre vont apporter malicieusement leur lot de surprises au lecteur captivé.

Entre les mains de Gustave Borjay, le roman d’aventures conserve son aspect de pure distraction, loin de tout message politisant, de tout militantisme social, loin de tout engagement qui pourrait lui réserver une tribune dans une de nos nombreuses revues intellectuelles de qualité, tout en lui adjoignant une dimension littéraire d’une incroyablement haute volée.

Aussi faut-il à l’Auteur une grandeur d’âme hors du commun, alors que vous avez encore devant vous le plaisir délirant de la découverte de son œuvre tandis que lui la connaît déjà, pour qu’il vous écrive :

Gustave Borjay vous salue.
 
« Mais parlons plutôt du grand retour du roman
bulgaro-croate à trame ethnologique… »

vendredi 29 mars 2013

Le Point final (encore)

Il y a plusieurs moments dans la vie d’un écrivain. Le moment où il dit qu’il compte écrire un livre. Le moment où il dit qu’il a écrit l’intrigue. Le moment où il déclare qu’il a commencé à rédiger son roman.

Vient alors, s’il a jusque-là tenu bon, le moment où il y met le point final.

Puis il dit : « je relis mon œuvre ». Il peut y passer du temps.

Enfin, tout pourra s’arrêter avec le second point final, lorsque la correction est achevée.

Le roman est né.

Gustave Borjay vous salue.
 
Que dire de plus ?

jeudi 27 octobre 2011

Elle-qui-doit-être-obéie

Elle vous avait longtemps nargué. Elle, idéal inaccessible, rêve absolu, idole vivante. Elle avait jeté sur vous son emprise tyrannique. Sa simple contemplation vous avait subjugué, et vous ne pouviez vous détourner d’elle.

Pourtant, c’est presque par hasard que vos yeux s’étaient posés, il y a longtemps de cela, sur sa personne. Vous l’aviez saluée de loin, comme on salue tout ce qui nous est supérieur, tout ce qui nous dépasse. C’était tout, et vous croyiez presque l’avoir oubliée.

Mais, ce premier coup d’œil distrait évolua en quelque chose de plus profond. Vous voulûtes la revoir. Vous vous en approchâtes doucement, à votre rythme – pouviez-vous approcher plus prestement d’elle ? Peut-être, mais vous n’étiez de toute façon pas prêt. A mesure que vous formiez vos premiers pas de nains qui réduisaient la distance entre elle et vous, elle se précisait. Elle qui n’était que mystère au début, vous apprîtes à la comprendre, vous la découvrîtes un peu plus chaque jour, elle devint pour vous de plus en plus familière.

Bientôt, invinciblement, vous franchîtes le point de non-retour. Il était trop tard pour reculer. Vous devîntes persuadé que vous pouviez l’apprivoiser, la faire vôtre à tout jamais. A vrai dire, il ne fut plus de jour où vous ne l’évoquâtes dans vos plus secrètes pensées. Son attraction commença même à vous couper du monde, à évincer votre travail et certains de vos autres loisirs. Vous auriez voulu bondir jusqu’à elle, mais vous étiez trop engoncé. Vous continuâtes d’avancer patiemment.

Vient maintenant le jour de la certitude. Elle est à portée de main, vous n’avez plus qu’à courir. Vous qui venez de définir les dernières péripéties de votre trame, vous pouvez enfin l’atteindre, elle, la Fin de votre roman.

Voilà quelle est votre situation si vous avez cru bon, jusqu’au bout, de coucher par écrit le produit de votre délirante imagination. Une fois la fin atteinte, il vous restera la relecture : corriger vos nombreuses fautes, poser des rustines de fortune à votre style bancal, ajouter un passage ici pour atténuer une incohérence, en retirer un là pour alléger le carnage, et cætera. Vous penserez alors, ému, à l’Ecrivain sur les traces de qui vous avez un jour cru être capable de marcher.

Gustave Borjay vous salue.
 
Après avoir relu votre chef-d'oeuvre, vous comprendrez peut-
être qu'il vous faut tout reprendre à zéro dans le meilleur des cas.

mercredi 19 octobre 2011

2-0-0

Gustave Borjay tomba sur ces chiffres énigmatiques. 2-0-0. Que pouvaient-ils bien signifier ? Etait-ce un code crypté ? Transcrit selon l’ordre alphabétique, il donnait C-A-A. Etrange, c’étaient justement les initiales de la Canadian Avalanche Association, une association nord-américaine engagée dans la prévention et l’avertissement civil en matière d’avalanches.

Mais pourquoi, précisément, l’avalanche ? N’était-ce pas une référence cachée à l’Opération Avalanche, le fameux débarquement allié en Italie lors de la Seconde Guerre Mondiale, qui visait à prendre possession du port de Naples ? Naples, qui curieusement est une anagramme de Napels, ce petit hameau hollandais de la bourgade d’Oldambt ! Le jeu de piste devenait passionnant.

Oldambt, pour qui est un tant soit peu cultivé, est une commune injustement restée dans l’oubli, dont le nom signifie vieux bureau. Un bureau ! Comme ceux où s’installe l’écrivain maudit, l’écrivain génial, pour écrire son roman. Pour y atteindre la deux centième page ! C’est ça, la boucle était bouclée ! 2-0-0, 200 !

Gustave Borjay vous salue.
 
Oldambt, c'est aussi très beau de loin.

jeudi 6 octobre 2011

La Chevauchée des Walkyries

La Chevauchée des Walkyries, c'est l'avancée irrésistible des dieux qui ne peut être stoppée par personne d'autre que, justement, les dieux eux-mêmes. Il en est de même du roman de Gustave Borjay. Progression délirante vers le firmament, rassemblement de forces hétéroclites et surpuissantes, il ne peut s'arrêter dans sa marche triomphante uniquement du fait de son Auteur. Car sachez, jeunes écrivains en quête d'œuvre, que le seul obstacle à la réalisation de vos "promesses" littéraires, c'est vous. C'est votre paresse. C'est votre stérilité. C'est votre effrayante vacuité.

Si vous savez suffisamment lutter contre votre ego et lui imposer le joug de votre volonté créatrice, vous pourrez arriver à la fameuse dernière ligne droite. Celle-ci se reconnaît à ce qui suit : c'est le dernier point d'arrêt. C'est le moment crucial où vous devrez préciser, pour la dernière fois, la trame de votre écrit. C'est le moment où vous devez arrêter les dernières péripéties et les dernières rencontres. C'est le moment, enfin, où vous fixez à tout jamais le destin de vos héros. C'est le dernier moment pour bien faire les choses, ou pour ne pas les faire plus empirer.

Quand vous en arriverez là, vous aurez fait le plus dur. Vraiment. Pas trop tôt. Car vous n'aurez plus qu'à écrire. Encore un peu et ce sera fini. Vous aurez sous les yeux votre livre. Certes, tel un Flaubert des temps modernes, vous pourrez vous y noyer fastidieusement dans une relecture infinie, suite à un éclair de lucidité qui vous aura fait entrevoir l'infinie imperfection de votre création, mais là, Gustave Borjay ne peut plus rien pour vous.

Quand vous aurez terminé votre livre, viendra alors le temps de l'édition. A cette fin, vous trouverez bientôt ici les tuyaux que vous attendez avec impatience pour pouvoir franchir avec succès cette étape tétanisante. En attendant, sachez que votre livre trouvera toujours preneur, que ce soit pour servir de cale à une table branlante, servir d'abat-jour tendance ou écraser des moustiques sur un mur. Il suffit de bien le vendre.
Gustave Borjay vous salue.
 
La création livresque a malheureusement ses revers
qu'il arrive à nos gentils amis moustiques d'expérimenter.

mardi 2 août 2011

(Harry Potter et) le nouveau souffle

Contre toute attente, vous vous êtes attelé à l'écriture de votre roman. Nonobstant ses nombreuses imperfections, ses maladresses trop abondantes pour être touchantes, sa cohérence plus que discutable, ses héros que vous qualifiez pudiquement de conceptuels, vous êtes à grand peine parvenu à dépasser la centaine de pages. Vos deux trois idées révolutionnaires déjà trouvées par des milliers d'auteurs médiocres avant vous sans que vous ne le soupçonniez, vous les avez, pensez-vous, joliment illustrées.

Mais fini de rire. Vous arrivez à ce moment charnière, ce moment où l'intrigue que vous aviez développée s'arrête, ce moment où vous aviez terminé votre réflexion initiale par une phrase aussi brillante que "une fois que je serai arrivé là, je trouverai bien quelque chose à ajouter". Or vous y êtes arrivé, et vous ne trouvez rien.

La situation est donc la suivante. Vous êtes parti de A, vous êtes passé par B, peut-être C, vous voulez à la fin aboutir à F, mais il reste encore D et E à développer. Que faire ?

Vous pouvez déjà essayer la méthode J. K. Rowling. Le A et le B sont les débuts d'Harry Potter, les premières découvertes, les premiers exploits. Le C est la renaissance de Voldemort. Le F est le triomphe du jeune magicien et sa transformation marquante en bon père de famille. Comment tuer Voldemort en trois livres au lieu d'un ? Inventez des rallonges, trouvez des quêtes annexes. Des objets maléfiques à détruire, tous, tour à tour (autant en prendre sept, ça fait une bonne quantité), avant de pouvoir seulement espérer tuer le méchant, c'est une bonne idée. Trois reliques de la mort à rassembler (quitte à ne pas leur trouver une grande utilité), c'est aussi une bonne idée. Ajouter des quêtes annexes que vous affirmerez être impératives, c’est ça le grand principe.

Gustave Borjay vous conseille autre chose encore. Vous pouvez choisir de supprimer le passage intermédiaire pour sauter allègrement à la conclusion, évitant au passage bon nombre de nouvelles incohérences, mais c’est une solution de facilité, vous en conviendrez à moins que vous ne l’ayez d’ores et déjà employée. Sinon, vous pouvez tout simplement trouver une idée géniale à laquelle vous n'aviez curieusement pas pensé auparavant. Invoquez une trahison nouvelle, un bouleversement de l'environnement - catastrophe naturelle, attentat, accident -, ou encore l'irruption d'une seconde (ou énième) dimension. Le principe, ici, est l’arrivée d’un événement qui va changer à ce point la perspective en cours, les enjeux et les moyens, que l’intrigue est redéfinie et son cours à jamais modifié. Seulement, il faut que tout concorde, il faut que tout s'agence, il faut qu'on ne sente pas le procédé. Et là, c’est votre talent seul qui intervient.

Si vraiment vous désirez un exemple probant, il vous faudra attendre la sortie du Roman de Gustave Borjay. Exemple éternel s'il en sera. Un talent fou, une réussite éclatante, une intrigue lumineuse.

Gustave Borjay vous salue. 
 
Le septième Légume de la Galaxie manquait encore
pour que M. Mangerbouger pût tuer l'infâme Géant Vert.
C'était le début d'une nouvelle quête encore plus palpitante.

mardi 20 juillet 2010

C'est la reprise

Ces derniers jours, la France entière - le monde peut-être même - était plongée dans de frénétiques activités. Alors que la taquine politique égayait le citoyen avec Bettencourt, Woerth and cie, que le sport nous régalait de sa vision sans concession de la solidarité de l'équipe nationale, et que les places boursières nous amusait par tant de ruptures, de contre-pieds et autres cabrioles, Gustave Borjay lui-même n'échappait pas à la règle. Pourtant, il nous faut préciser que les pérégrinations, les révolutions vécues par ce digne personnage étaient d'un autre ordre que celui du confins des mortels. En effet, chez Lui, tout se trouvait intériosé. D'effrayants conflits à faire pâlir la bande de Gaza, des bouleversements dignes des romanciers russes les plus épileptiques, de ténébreuses méditations sur tout ce que Son œil attentif et pénétrant distinguait se disputèrent l'attention de son esprit de longs mois durant.

De ces épreuves indicibles dont l'intensité dépassait de loin l'agitation du vulgaire, l'Auteur parvint finalement, brisé, presque anéanti, à se sortir. Après de longs jours passés à recouvrer ses forces psychiques et toute sa sérénité, Gustave Borjay était devenu plus encore que l'ancien Gustave Borjay. Plus sage encore, plus réfléchi s'il était possible, plus quintessentiel tout simplement.

Ayant vaincu ses démons, que fit-il ? Eut-il besoin d'un trekking au fin fond du Tibet ou d'une séance de recouvrement spirituel dans un groupe d'échange et de partage ? Eut-il besoin de lire le dernier Goncourt ou de se lancer dans un tour du monde à la trottinette ? Fi que non ! Il se remit tout simplement au travail. Il se disciplina davantage encore, se recentra sur l'essentiel, ne sortit que lorsque cela lui fut nécessaire, et se remit à l'écriture.

Aujourd'hui, Il regarde le monde, entre deux lignes écrites de ses mains, un sourire plein d'humanité, de compréhension et d'indulgence inscrit sur ses lèvres, le regard empreint de calme et de vive intelligence, conscient de tout ce qu'il peut apporter à ses pairs.

La tâche est immense ? Ne perdons donc pas de temps !

Gustave Borjay vous salue.
 
Et Gustave Borjay vit que cela était bon.

mercredi 7 janvier 2009

Pourquoi vous n'en êtes pas le héros - Partie IV

Ce n'est pas sans un certain amusement que Gustave Borjay continue, jour après jour, de recevoir des messages - trop souvent anonymes - exhalant toute la déconfiture que peuvent éprouver de nombreuses personnes à savoir qu'elles ne seront pas le héros du prochain livre de l'illustre écrivain. Ce n'est pas sans un certain amusement, certes, mais ce n'est pas non plus sans un certain agacement.

C'est pour cela qu'il va ici-même donner un éclatant raisonnement par l'absurde pour définitivement enterrer cette vieille question revancharde. Supposons donc que vous êtes le héros du roman de Gustave Borjay. Voilà alors les premières lignes du livre tant attendu :

« Soudain, le danger apparut : un grosse brute épaisse s'avança, à travers les ombres dansantes des immeubles, jusque vers notre héros. Celui-ci, comprenant la gravité de la situation, chercha vivement une arme dans sa poche. C'était oublier qu'il était contre le permis de port d'arme, car la violence lui répugnait. Force lui fut de fuir. Au moment où il tournait le dos, il entendit un cri de détresse, un cri terrifié poussé par une femme. Il se retourna, hésitant, esquissa un pas vers la malheureuse, à laquelle s'en prenait maintenant la brute épaisse, sursauta en entendant un nouveau cri de détresse, s'avança d'un second pas, puis, croisant le regard du malfrat, il comprit qu'il était plus sûr de s'esquiver pendant que ce dernier était occupé.
 
Pour comble de malchance, sa femme, jalouse, l'interrogea longuement à son retour sur les raisons de son retard. Il eut beau lui affirmer qu'il était en danger, qu'un complot se forgeait autour de lui, elle n'accepta pas ses explications et le mit à la porte. Heureusement, la journée n'était pas tout à fait perdue, car à ce moment précis il aperçut un porte-monnaie bien rembourré tomber du sac d'une vieille dame. Il ne se fit pas prier, et ... »
 
Gustave Borjay fait confiance à la sagacité du lecteur pour qu'elle lui fasse tirer les conclusions qui s'imposent quant à la qualité du récit, au rythme de l'histoire et à la moderne intrépidité de notre nouveau héros.

Gustave Borjay vous salue

« De toute façon elle n'a plus assez de temps à vivre pour profiter de tout
cet argent » se défendit-il face aux muets reproches de sa conscience.

dimanche 28 septembre 2008

Chute

« Josselin marchait dans la rue, au hasard de ses propres pas, balloté tant par le vent lointain que par ses confuses pensées. L'air tout autour semblait se condenser, former un brouillard opaque qui prolongeait la brume mélancolique de sa propre humeur. Quelques rires d'enfants se faisaient entendre, à moins que ce ne fussent des cris effarouchés de chats poursuivis par des chiens taciturnes.
 
Tout à coup, Josselin aperçut un ruban mauve sur le trottoir. Un simple ruban mauve, sans rien de vraiment spécial, si ce n'est une teinte quelque peu criarde et de mauvais goût, il fallait bien le reconnaître. Mais quiconque eût détaillé le visage de Josselin aurait su que ce ruban ne lui était pas indifférent. Josselin était là, immobile, les traits violemment tendus par une force presque diabolique, tant elle était absurdement implacable. Le regard hagard, les cheveux hérissés et le sang bouillonnant, il fixa durant un long moment le petit morceau de tissu.
 
Puis, avec une violence inouïe, il se rua sur une vieille dame qui marchait un peu plus loin devant lui, et la précipita sous les roues d'une voiture qui passait à ce moment là. Sans attendre, il rabattit violemment la portière de cette voiture sur la tête du conducteur qui cherchait à l'ouvrir, scandalisé. Ce dernier s'effondra en gémissant. Puis ce fut le tour d'un chat de faire l'amère expérience des sensations que ressent un ballon de football lors du dégagement d'un gardien. Une jeune femme déguisée en prostituée pour son enterrement de vie de jeune fille ne comprit jamais comment elle perdit définitivement l'usage de ses jambes. Les actes barbares s'enchaînaient, dans un démoniaque déluge de haine et de brutalité.
 
Josselin avait tout simplement réalisé, en tombant sur ce ruban mauve, libre, émouvant dans son abandon à même le sol, qu'il devait gagner sa liberté pour se faire ruban lui-même. Il devait réaliser pleinement son libre-arbitre, son absolue liberté, l'accession aux faits les plus dépourvus de sens dans l'optique humaine. Josselin était tombé amoureux de la vie, ivre de liberté. »
 
Cette chute du roman dont vous n'êtes pas le héros vous est gracieusement offerte par Gustave Borjay. Cette naissance de l'implacable et déterminé (et maléfique) adversaire du héros a été coupée du livre, mais ne restera pas dans l'oubli. Son souverain brillant, son style impressionnant et sans concession, son génie étincelant vous sont accessibles, tout de suite, maintenant, comme ça. Pour que l'on se souvienne que le beau, le bien et le vrai existent. Pour qu'on se souvienne que Gustave Borjay écrit un livre décidément au-dessus de toute sphère.

Gustave Borjay vous salue.


Homme libre, toujours tu chériras le ruban.

mercredi 27 août 2008

Secret Story

Aujourd'hui est un jour solennel, et cet article ne l'est pas moins. Pourquoi aujourd'hui plus qu'hier et que demain ? Pourquoi pas la journée de la femme ou la semaine de l'Europe ? Tout simplement parce qu'aujourd'hui, Gustave Borjay vous annonce qu'il a commencé la rédaction de son roman dont vous n'êtes pas le héros. Les premières lignes ont été écrites, lumineuses, fières et insolentes à la fois, prenantes et généreuse également.

Cependant, Gustave Borjay prévient le futur lecteur. Qu'il ne s'attende pas à un livre commercial. Qu'il ne s'attende encore moins à un délai commercial. Le livre pourra mettre un an ou deux, ou même trois, à être écrit. En effet, il y a plusieurs tâches à mener de front, toutes passionnantes, toutes exigeantes, et toutes destinées à être achevées à la perfection.

La première tâche est la réflexion narrative. Comment les faits doivent-ils s'enchaîner ? Comment doit-on faire sentir l'évolution intérieure des héros ? De quelle manière le chef Scout Martin, aidé de sa bande de petits louveteaux, réussira-t-il à sauver le vieux clocher de l'ancienne église ? Comment assombrir le ton de l'histoire progressivement ? Faut-il que Martin perde ses parents, puis soit amputé d'une jambe, et enfin, poussé par de mauvaises fréquentations, se mette à précipiter les jeunes louveteaux du haut du vieux clocher ? Autant de question qui demandent une réponse avant d'écrire un nouveau chapitre.

La seconde tâche est la quête d'informations, la recherche d'éléments. Gustave Borjay, déjà érudit sur tout ce qui concerne la Belle-Epoque, n'est cependant jamais repu de nouvelles connaissances à ce sujet. Tout y passe : la vie quotidienne, l'activité criminelle, le monde du spectacle, les clés du scoutisme rural dans l'est de la France...

Enfin, précisons pour ceux qui ne l'auraient pas encore deviné ce qu'est la dernière tâche : l'écriture ! Chaque mot est pesé, chaque phrase inspectée, et ainsi la mise en écrit des épatantes idées de l'écrivain nécessite du temps - rançon de la qualité.

Et maintenant, en avant première, Gustave Borjay vous dévoile le premier mot de son Roman : « Paris »1. C'est à la fois peu et beaucoup. C'est un mot qui appelle d'autres mots, c'est un chef de file qui le premier se présente à l'avide lecteur et lui dit : « Paris, ce mot chantant, ce mot mystérieux que tu lis, ce mot n'est pas seul. Avec beaucoup d'autres il forme un tout, un ensemble d'idées, un conglomérat de pensées. Continue plus avant, ô auguste lecteur, et profite humblement des beautés nouvelles qu'à chaque page ce livre te dévoile. »
 
Gustave Borjay vous salue.


« Puis Martin, un léger sourire aux lèvres, dit au
jeune louveteau en désignant le vieux clocher :
- Tu verras, c'est encore plus beau d'en haut ! »


1. Mot non contractuel. Ce mot est susceptible de changer à tout moment, selon le bon plaisir de l'auteur. En aucun cas Gustave Borjay ne s'engage à livrer en temps et en heure un livre commençant par le mot stipulé.

jeudi 21 août 2008

Pourquoi vous n'en êtes pas le héros - Partie III

A deux reprises déjà, Gustave Borjay avait fait l'effort de convaincre les malheureux incrédules qui ne voulaient pas reconnaître l'évidence. Mais il faut croire que cela n'a pas fini, puisque l'auguste écrivain reprend la plume, plus résolu que jamais à piétiner impitoyablement les vains espoirs de quelques irréductibles entêtés. Gustave Borjay aurait préféré ne pas en arriver là, mais il y aura été poussé par la triste mesquinerie de ses pairs. Qu'ils ne s'en prennent donc qu'à eux-mêmes si jamais ce qui va suivre n'était pas très agréable pour leur amour-propre.

La réponse à la question fondamentale reprise par le titre de cet article peut se résumer en quelques mots simples et accessibles au commun des mortels : vous n'êtes tout simplement pas un héros. Nous allons maintenant développer cette idée originale et intéressante pour en ôter tout mystère et toute irrationalité.

Tout d'abord, vous n'avez pas de super-pouvoir - sinon Gustave Borjay, grâce à son regard de lumière, le saurait - et par conséquent n'êtes pas un super-héros. D'un autre côté, il est vrai que le héros du Roman ne sera pas non plus un super-héros. Il ne se fera piquer par aucun calamar géant ou transgénique, il ne tombera pas dans une cuve d'acide à laquelle il survivra miraculeusement et deviendra invincible, et il n'aura pas été initié aux secrets ancestraux de la magie druidique celte, à l'ombre des menhirs sacrés.

Ensuite, vous avez une vie normale. Certes un peu moins que vos concitoyens, puisque vous lisez en ce moment un blog de qualité plus que supérieure, mais vous n'en avez pas moins une vie normale. Pas d'imprévu, pas d'aventure, pas de jeune demoiselle en détresse à défendre contre les désirs dépravés de vieilles brutes assoiffées de sang, pas de traquenard qui soit tendu en votre honneur dans une rue passablement déserte. Pour vous, l'imprévu c'est plutôt la voiture qui tombe en panne, Arlette Chabot qui présente la météo, le PSG qui marque un but, des proches qui sont un beau jour aimables envers vous.
Enfin, on n'insistera pas, par pudeur, sur le fait que votre degré de courage, de loyauté, de sang-froid ne peuvent en rien être comparées avec celles du héros dont il est ici question. Ne parlons même pas des capacités physiques, c'est-à-dire de la souplesse, de la vélocité, de la force et de l'endurance. Ce blog n'est pas un lieu de réquisitoire mais un lieu d'élévation spirituelle. Vous aurez beau faire du sport chaque semaine, manger équilibré (cf. www.mangerbouger.fr), pratiquer le jogging à la place de la cigarette, vous n'aurez ni l'expérience, ni le mental, ni l'ingéniosité de notre héros.

Mais vous n'y pouvez rien. Abandonnez donc une fois pour toutes vos prétentions ridicules. En guise de consolation, dîtes-vous que vous pourriez faire un bon second rôle. Peut-être.

Gustave Borjay vous salue.


« Immédiatement après que le calamar géant transgénique l'eût piqué,
il se sentit que quelque chose en lui était différent, que plus rien ne serait
jamais comme avant. [...]. Calamari-man était né. »

vendredi 8 août 2008

Pourquoi vous n'en êtes pas le héros – Partie II

Cet article s'adresse avant tous à ceux qui n'ont pas lu ou pas compris le précédent traitant du même sujet. Gustave Borjay s'essaye ici à une de ses subtiles variations dont il a le secret, pour vous démontrer à nouveau de façon impitoyable que vous n'êtes pas le héros de son roman. Cette fois-ci, il se concentrera non sur un savant calcul d'âge, mais sur une question d'époque, sur la question de la Belle-Epoque.

Quand vous vous baladez à Paris sur le Champ de Mars, jouissez-vous d'une vue directe sur le Trocadéro, au lieu d'une vue obstruée par une hideuse construction métallique, sulfureux héritage dégénéré de quelque ancienne exposition universelle ? Car le héros du Roman, que nous nommerons Henri, ne connaît nullement la Tour Eiffel. Et lorsqu'il la verra s'élever, contrairement à vous autres modernes, il sera loin de la trouver belle...

Quand vous êtes seuls chez vous le soir, vous éclairez-vous par le biais d'une lampe à huile qui tousse et crachote, ou êtes-vous vous même un de ces privilégiés doté d'une toute récente lampe à pétrole ? Avez-vous seulement connaissance de la fée électricité, qui est au mieux utilisée dans quelques usines en avance sur leur temps ?

Quand vous voulez joindre le plus rapidement possible quelqu'un, utilisez-vous les tubes pneumatiques ? Ne parlons même pas de l'arrivée du télégramme, ni de votre futur effroi face aux mystères irrationnels du téléphone, appareil satanique dans lequel sont enfermées les voix humaines.

Si vous vous éprenez d'une jeune demoiselle (ou d'un jeune homme), vous fiancez-vous immédiatement dans la perspective d'un mariage rapide, la période d'attente faisant l'objet d'une surveillance de tous les instants par un auguste et intransigeant chaperon ?

La réponse à ces diverses questions est "non" pour vous, "oui" pour Henri. De plus, G. Borjay nous révèle en excluvisité que Henri n'est pas un schizophrène inter-temporel qui possèderait une seconde personnalité dans notre époque. Il y a donc tout à parier que vous n'êtes pas le héros du Roman. Abandonnez-donc vos vains et stériles espoirs, et revenez dans le vingt-et-unième siècle.

Gustave Borjay vous salue.


Cette machine diabolique a le pouvoir d'emprisonner les voix humaines.

samedi 2 août 2008

Pourquoi G. Borjay n'a pas choisi votre époque

Si, comme les très nombreux lecteurs assidus de ce blog, vous avez déjà à de multiples reprises goûté à la grande qualité des précédents articles, alors vous n'êtes pas sans savoir que Gustave Borjay écrit un roman dont vous n'êtes pas le héros, et que le Roman prendra place dans le cadre doré de la Belle-Epoque.
Mais - vous dîtes-vous non sans une certaine sagacité, peut-être mêlée elle-même d'un léger sentiment de vexation - cette époque a beau être dorée, elle n'en est pas moins révolue. Et pourquoi donc Gustave Borjay n'a pas daigné choisir notre époque, notre glorieux début de vingt-et-unième siècle où nous vivons dans une phase de progrès constant ? Vous avez beau dire cela d'un ton enlevé, le sourire au lèvre, on sent déjà que le cœur n'y est plus, que le malaise a pris place.

Eh bien ici, vous ne trouverez pas de langue de bois. Gustave Borjay vous a compris. Loin de contourner vos interrogations les plus titillantes, il vous éclairera de son regard de lumière. Pourquoi donc n'a-t-il pas choisi votre époque pour son Roman ? Dès maintenant les premiers éléments de réponse.

Tout d'abord, Gustave Borjay trouve que la Belle-Epoque était plus respectueuse de l'environnement, qu'elle utilisait moins le nucléaire. Le parc automobile était plus restreint, et on n'entendait pas chanter « elle pleure elle pleure elle pleure la planète »1 à la radio, qui d'ailleurs n'existait pas.

Ensuite, vu les prouesses qu'est amené à faire le héros du Roman (héros que vous n'êtes pas, nous vous le rappelons), il serait de nos jours immédiatement suspecté de dopage, ce qui n'est pas le cas dans la Belle-Epoque. Et G. Borjay préfère cette bonhomme atmosphère de confiance en présence de l'exploit héroïque, plutôt que la stérile et souillante - et Dieu sait combien injustifiée - suspicion qui entache désormais la moindre performance.

Une dernière raison, peut-être la plus déterminante pour l'écrivain, est que pour apporter une certaine poésie au Roman, il sera très utile de ne pas avoir à l'ancrer dans un contexte technologique poussé, pour ne pas dire informatique. L'ambiance typique des vieux films noirs et des encore plus vieux romans-feuilletons policiers correspond en effet à une atmosphère brumeuse et enfumée, pleine de charme et dépourvue de clefs USB et autres systèmes d'exploitation dernière génération. Car Gustave Borjay, au risque de frustrer toute une génération de geek, n'inclura pas dans son roman de séance de piratage menée par des hackers audacieux et dissidents à l'aide des dernières avancées en matière de technologie. Il n'y aura pas de processeurs mais des cerveaux, pas de mails mais des lettres anonymes, pas d'antivirus mais des policiers, pas de bits mais du sang. Et sur ce,

Gustave Borjay vous salue.


Vous n'aurez pas d'erreur fatale en lisant le Roman de Gustave Borjay.

1. Pour les curieux que cela intéresse, cette chanson audacieusement engagée est l'oeuvre du bien connu Ridan, et porte le nom courageux : "L'Ange de mon démon".

lundi 21 juillet 2008

Pourquoi vous n'en êtes pas le héros - Partie I

Commençons comme il se doit cet article par une parenthèse laborieuse et peu utile (car ce blog est un blog de contenu). Si vous relisez attentivement ce titre, une chose vous frappera peut-être, c'est l'intrigant "Partie I" qui le ponctue. En fait, c'est un acte d'humilité, de la part de Gustave Borjay, d'ajouter ce terme. C'est reconnaître qu'il y a d'autres parties à faire, et qu'il s'attèle à une tâche qui le dépasse peut-être. C'est se lancer sur un chemin dont on n'aperçoit pas la fin. C'est regarder l'infini droit dans les yeux, et se dire : "est-ce vraiment à ma portée" ? Gustave Borjay effectue ici son premier pas vers l'infini, il vous invite à le suivre et partager avec lui cette formidable expérience.

"Pourquoi ne suis-je pas le héros de ce livre ?!" s'exclame, frustré autant que vexé, l'infortuné lecteur. Au delà de cette impertinente remise en cause de l'intelligence créatrice de Gustave Borjay se dissimule cependant une interrogation réelle. La première réponse que l'on peut donner est une question : en quelle année sommes-nous donc ? En effet, une simple question de logique apporte déjà une réponse empreinte de bon sens. Si nous ne sommes pas dominés par quelque être supérieur qui nous imposerait des perceptions fictives, ce dont Gustave Borjay est loin d'être convaincu, nous pouvons nous risquer à affirmer, après vérifications, que nous sommes en 2008 - année dont on se souviendra être celle de la libération d'Ingrid Bétancourt -, ou une année ultérieure, pour les futures générations qui découvriront cette prose.

Or, il est bon de rappeler que le roman de Gustave Borjay, que l'on pourra désormais appeler le Roman, se déroule à la Belle-Epoque, c'est-à-dire autour de 1900. Et pour faire taire définitivement les esprits chicaneurs ("Quelqu'un peut être né en 1900 et être encore vivant aujourd'hui... Gustave Borjay m'a tout l'air de s'être trompé !"), il va être bon de préciser deux autres éléments, qui pourtant relèvent du simple bon sens.

Le premier élément est que rarement on a pu trouver un roman noir efficace où le héros affrontait moultes péripéties en couches-culottes, son biberon à la main, du haut de ses dix mois. Or, Gustave Borjay écrit un roman efficace. Ensuite, le second élément permettra de se débarrasser définitivement des derniers étroits contestataires, qui auront réussi à dénicher dans une vieille malle un être humain de plus de cent  vingt ans, est que, sans même mettre en doute le fait qu'un être humain ait vraiment plus de cent vingt ans (ce qui, convenons-en, est plutôt louche et peu crédible), il semble peu probable que cet individu en sursis surfe sur le net et trouve assez de temps, en plus de celui qu'il faut pour régler ce fichu sonotone qui n'arrête pas de siffler, pour dénicher cet article et mettre ainsi Gustave Borjay dans une position gênante.

Le mythe de la mémé high-tech et high-age n'étant qu'un mythe, Gustave Borjay vous a ainsi démontré avec maestria que vous n'êtes pas le héros de son livre.

Gustave Borjay vous salue.


Un bon schéma vaut mieux qu'un long discours.

vendredi 18 juillet 2008

Les fondements du roman de G. Borjay

Comme vous vous en êtes déjà sans doute plus en moins rendu compte en parcourant ce blog, Gustave Borjay, l'écrivain, est en train de créer un roman dont vous n'êtes pas le héros. Pour aller plus loin, il faudrait même préciser que ce blog deviendra l'unique vecteur distillant différentes informations - toutes exclusives et essentielles - sur l'avancement de l'œuvre en question.

De nombreuses requêtes, provenant d'esprits curieux et humanistes, ont demandé à Gustave Borjay de les éclairer sur une question fondamentale : en quoi ils ne sont pas le héros de son livre. Est-ce par malice, par sincérité, ou par une volonté d'amener le profane à méditer, quoiqu'il en soit Gustave Borjay croit bon de différer la réponse, et précise que "les raisons pour lesquelles vous n'êtes pas le héros de mon livre sont multiples et trop diverses pour être traitées d'un seul trait".

En revanche, Gustave Borjay est prêt à fournir des informations capitales sur son roman, c'est-à-dire ses fondements les plus intimes.

Premièrement, le roman prendra place dans la France de la Belle-Epoque, c'est-à-dire cette période de paix qu'il y a eu avant la guerre (la Grande Guerre), autour de 1900. C'est l'époque des Arsène Lupin, Rouletabille et autres Sherlock Holmes.

Deuxièmement, le genre sera celui du roman noir, teinté d'un aspect d'aventure. Le cadre ne sera pas celui des salons mondains de Proust, mais au contraire celui des rues de Paris, des endroits sombres où la mort frappe, où le plus brave des hommes tremble comme une petite fille.
 
Troisièmement, l'histoire mêlera une bonne dose de sentiments subtils (haine, amour, trahison, fidélité, méchanceté, gentillesse, etc...), avec un petit penchant pour la vengeance contrariée et la manipulation pas uniquement psychologique. Gustave Borjay, dont le but est avant tout de devenir un écrivain reconnu et admiré du plus grand nombre de personnes, tentera subtilement de contenter le pacifique comme le belliqueux, le misanthrope comme l'humaniste, le riche comme le puissant.

Accessoirement, ce sera un livre français, un grand roman fondateur, qui, dès sa publication (son édition), remportera un succès fulgurant un peu partout dans le monde. Ce blog, qui vous tiendra au courant de l'avancement du Roman, vous livrera donc des clés pour écrire et éditer un livre, et pourquoi pas devenir riche.
 
Gustave Borjay vous salue.


Certains chapitres seront d'une rare noirceur.