mardi 10 décembre 2013

Dilemme

Entre Miss France, Téléthon et Nelson Mandela, Gustave Borjay a longuement hésité et n’a pas su finalement à quelle cause nationale consacrer son article.

C’est pourquoi par souci d’équité il ne prendra aujourd’hui que le soin de vous dire que

Gustave Borjay vous salue.

Avec les enfoirés c'était plus simple cette année.

dimanche 3 novembre 2013

N’Ayez pas peur

Vous en avez entendu parler maintes fois, certains même vous ont dit l’avoir un jour rencontré, bien que ce ne fût que par le détour d’un récit des anciens temps. D’après d’autres encore, il aurait survécu et se cacherait dans quelque grotte inconnue, seul, terré dans l’obscurité, tremblant d’effroi, banni du monde des hommes. Quiconque s’aventurerait à lui tendre la main serait voué aux gémonies, condamné avec la plus grande fermeté pour cet acte qui ramènerait instantanément l’humanité aux heures les plus sombres de notre histoire.

Et pourtant, ce que personne n’oserait plus ne serait-ce que concevoir en pensée, ne parlons même pas de projeter sérieusement, Gustave Borjay, au mépris de tous les cris d’orfraie poussés par une nation saisie d’horreur, au mépris de toutes les organisations non gouvernementales de la planète, au mépris même des plus émouvants déclarations politiques rédigées au plus fort de la nuit par des cabinets pleins d’une magnifique abnégation, Gustave Borjay l’a fait.

Il a utilisé le subjonctif imparfait.

Gustave Borjay vous salue.

« ET MAINTENANT, AU TOUR DU SUBJONCTIF PLUS-QUE-PARFAAAIT ! »

dimanche 20 octobre 2013

PRISM : Gustave Borjay lui aussi espionné par la NSA

Les derniers documents transmis par Edward Snowden, le nouveau chevalier blanc cosaque du monde occidental, sont formels : les Etats-Unis, via leur agence NSA, ont espionné Gustave Borjay depuis le premier semestre 2009. Billets de son blog, pied sur lequel il sort de son lit chaque matin, cuisson de son steak (saignant), rien n'aurait échappé à l'implacable organisation.

Dans l'entourage de l'écrivain, la stupeur puis l'ahurissement ont succédé à l'effarement. Consternés, des gens revendiquant le statut de proches de Gustave Borjay expliquent ne pas comprendre comment la méfiance et la haine ont pu à ce point s'insinuer dans la politique extérieure du pays des Droits de l'Homme.

Quoiqu'il en soit, Gustave Borjay a convoqué chez lui, séance tenante, l'ambassadeur des Etats-Unis, qui devra répondre des agissements de son pays devant l'illustre écrivain. A la Maison Blanche, aucune déclaration n'a encore été faite à la presse, mais il règne un parfum de souffre qui, n'en doutons pas, devrait peser bien lourd lors des prochaines élections - s'il ne mène pas entretemps à la démission du président actuel.

Gustave Borjay vous salue.
 
La NSA aurait également intercepté le centième article du blog
de Gustave Borjay, jugé bien trop sensible et subversif, pour
le remplacer par l'histoire de José Jr., agent double à la solde
des Etats-Unis d'Amérique.

mardi 8 octobre 2013

José Jr.

« José Jr. regarda une dernière fois de ses grands yeux limpides le ciel, cet espace infini symbole de liberté, d’épanouissement, de tout ce dont les nombreux refoulements croupissant chez le jeune homme étaient l’exact opposé. Il versa une larme et, faisant partir la poussière qui lui était rentré dans l’œil gauche et qui le gênait, s’engouffra dans la maison hantée.
 
C’était une maison hantée d’une drôle de conformation. Il n’y avait pas de fenêtres, si bien qu’on n’y voyait à l’intérieur que des murs, tous bardés de vieilles peintures aux sujets fantasmagoriques, et bien sûr abritant des spectres, beaucoup de spectres de toutes les catégories spectrales recensées par les spécialistes.
 
José Jr. ne s’arrêta pas là. Il continua et fit jouer le passage secret en actionnant le livre Histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe. Aussitôt, la cheminée bailla démesurément jusqu’à ouvrir sa bouche sur un long corridor souterrain, plongé dans l’ombre, et dont on ne voyait pas la fin.
José Jr. avait du courage à revendre, mais lorsqu’il s’aventura dans le long corridor il lui fallut en outre recourir à un grain de folie, ainsi qu’à une confiance en lui tout à fait insupportable, soit dit entre nous.
 
Toujours est-il qu’il y entra.
 
Et il marcha. Il marcha longtemps, très longtemps, plongé dans une obscurité à couper au couteau, pleine de brumes spectrales, de tableaux hurlants et de bruits de grincements qui vous mettaient très, très mal à l’aise. Il marcha si longtemps qu’il craignit, au bout d’un moment, que le long corridor n’eût pas de fin, qu’il s’y était engagé en pure perte, sous l’effet d’une velléité présomptueuse à l’extrême. Certains prétendent qu’il vieillit de plusieurs années durant cette excursion, et qu’il gagna des cheveux blancs par-dessus le marché. Ils sont peut-être jaloux, mais peut-être disent-ils vrai, l’un l’autre probablement.
 
Vint le temps où José Jr. ne se souvint plus d’où et quand il était rentré dans le long corridor, ni pour quelle raison. C’était une telle folie ! Valait-il le coup de faire demi-tour ? se demanda-t-il un jour, épuisé, à bout de souffle. Cependant une petite voix étouffé parla en lui et lui conseilla timidement de continuer, arguant que, dans un certain sens, il se pouvait qu’il avait fourni peut-être un peu trop d’effort pour revenir en arrière sans dommage, mais ça n’engageait qu’elle, bien sûr, chacun était libre de penser comme il voulait. Il décida alors de continuer, rampant à terre, avançant à tâtons, le plafond se rapetissant. Il se cogna maintes et maintes fois. Il douta.
 
Mais un beau jour, alors qu’il n’osait plus y penser, José Jr. arriva à l’autre bout du corridor. D’une main tremblante, il ouvrit la porte et… »
 
Lorsque vous prenez le parti d’écrire un livre, vous vous lancez dans une aventure dont vous ne maîtrisez pas grand-chose. Exactement comme José Jr. Au plein milieu de votre roman, vous écrivez page après page, sans vous rendre compte clairement de l’effet global, sans savoir si le résultat sera digne de vos efforts. Vous êtes dans le noir et vous vous cognez au plafond. Bref, vous avez la tête sous l’eau, le nez dans le guidon, vous morflez sec.

Mais, si comme José Jr. vous faites preuve de persévérance, peut-être serez-vous récompensés.

Peut-être.

Gustave Borjay vous salue.
 
« D’une main tremblante, il poussa la porte et sortit du long corridor de l’Écriture.
Sous ses deux yeux abasourdis se dressa alors devant lui un spectacle saisissant :
c'était une falaise d'une hauteur faramineuse, qui se perdait dans les nuées, si bien
qu'on l'appelait depuis la nuit des temps la falaise de la Publication. Au pied de la
falaise, une odeur pestilentielle s'échappait d'un gigantesque charnier s'étendant
à perte de vue... »

mardi 27 août 2013

Le Renouveau du roman d’aventures

Vous en avez assez de ne trouver en librairie que des introspections narcissiques pour ne pas dire cathartiques, des thrillers scandinaves ou des romans historiques ? Réjouissez-vous, le roman d’aventures est de retour.

Ce genre populaire, longtemps prisé des romanciers, a fait l’objet du choix de Gustave Borjay pour son premier roman. Choix risqué, choix ambitieux, choix fou, l’Auteur ne s’en cache pas, mais choix gagnant, tant est réussi l’ouvrage en résultant.

Le roman d’aventures, il s’y illustre souvent un héros supérieur, fort, séduisant, qui est confronté à des péripéties haletantes dans le souci d’une action qui tienne le lecteur – le spectateur – en haleine. C’est une forme très libre, qui peut s’inscrire dans n’importe quelle époque, lieu ou milieu. On y trouve des vertus d’un autre âge, héroïsme, abnégation, amour éternel, ainsi que des mondes vivants, grouillants, flamboyants, qui à chaque chapitre vont apporter malicieusement leur lot de surprises au lecteur captivé.

Entre les mains de Gustave Borjay, le roman d’aventures conserve son aspect de pure distraction, loin de tout message politisant, de tout militantisme social, loin de tout engagement qui pourrait lui réserver une tribune dans une de nos nombreuses revues intellectuelles de qualité, tout en lui adjoignant une dimension littéraire d’une incroyablement haute volée.

Aussi faut-il à l’Auteur une grandeur d’âme hors du commun, alors que vous avez encore devant vous le plaisir délirant de la découverte de son œuvre tandis que lui la connaît déjà, pour qu’il vous écrive :

Gustave Borjay vous salue.
 
« Mais parlons plutôt du grand retour du roman
bulgaro-croate à trame ethnologique… »

mercredi 21 août 2013

Accepter la critique…

… pour progresser. Tel est l’un des objectifs de tout écrivain sérieux. A l’heure où Michel Houellebecq s’est vu retirer son prix Goncourt pour cause de dopage, et à l’heure où J. K. Rowling n’a plus les idées claires quant à sa véritable identité, il est temps de se recentrer sur l’essentiel : les avis critiques.

L’idée, c’est d’abord de faire le tri parmi ce que l’on vous dit, de faire abstraction des compliments hypocrites (« On reconnaît bien votre style. » ; « C’est très original. » ; « Il y a un vrai sens de la phrase. ») pour en arriver après le fameux « mais peut-être, en cherchant bien, pourriez-vous améliorer… ». Car c’est là que se trouveront les remarques qui pourront vous faire avancer.

« Utilisez l’humour, donnez un dynamisme supplémentaire à votre héros, supprimez les redondances qui font la moitié de certains de vos chapitres, approfondissez vos personnages », et cætera. Toutes ces critiques font mal à votre ego blessé de poète maudit – mais néanmoins disposé à rencontrer un succès rémunérateur –, cependant leur écoute pourra vous être profitable.

Bien sûr, cela nécessite de revenir sur ces innombrables pages que vous avez écrites, à l'occasion de longues phases de relecture et de réécriture. Encore. Et encore. Et encore. Mais elles vous feront prendre conscience des domaines que vous avez négligés, des fautes de goût, de rythme, de style ou de construction que vous avez faites.

Comme lorsque vous osez vraiment vous regarder dans le miroir, laissez donc votre si sollicité ego de côté, et comme lorsque vous jouez au poker, ne prenez pas en considération ce que vous avez déjà investi afin de ne pas hésiter à revenir en arrière. Bref, acceptez les critiques.

Et, alors que vous vous arrêterez d’écrire en comprenant que ledites critiques éliminent par leur seule profusion toute hypothèse de talent littéraire en vous, vous penserez avec affection à Gustave Borjay et aux autres génies des lettres qui, eux, en dépit de leur talent inouï, s’acharnent encore à progresser sur leurs points « faibles »1.

Toujours plus haut, toujours plus fort,

Gustave Borjay vous salue.
 
A la fin, il ne restera que les meilleurs.

1. Les spécialistes rechignent à l'emploi de ce terme, penchant davantage pour un mot voulant désigner un élément perfectible au regard du degré de perfection d'autres éléments, mot n'ayant malheureusement pas d'existence dans le Littré de 1889.

mardi 9 juillet 2013

Le Scénario permanent

Quand vous pensez au mot « pression », vous évoquez la figure de l’amoureux transi sur le point de se déclarer, celle du chef de chantier devant livrer au jour dit le nouvel édifice, ou même le moindre jour de votre propre vie ? Ou bien pour ceux dont moins l’imagination se fait moins foisonnante, vous pensez à une grandeur se mesurant en pascals ?

Oubliez tout ça.

Oubliez-le, que diable, et écoutez plutôt le Poète. Gustave Borjay en effet peut vous parler d’une pression qui, s’il la gère avec une désinvolture formidable qui n’est pas sans susciter en nous une profonde admiration, n’en existe pas moins pour autant, et bien plus forte que tout ce que vous pouvez concevoir.

C’est l’histoire d’un écrivain. C’est la page blanche perpétuelle. L’auteur d’un roman dont l’intrigue n’est pas définie à l’avance (exit les romans policiers ou d’aventures) a beau en avoir écrit vingt pages, quarante ou même quatre-vingt, il doit encore à chaque nouveau chapitre réinventer l’histoire, chercher à déclencher la surprise, soulever l’intérêt du lecteur et faire avancer l’intrigue.

Par exemple, dans ce chapitre le héros doit se sentir bien puis avoir peur de quelque chose. Que fait-il d’abord, voit-il des amis, de la famille ? Et où donc, dans un lieu différent, en marchant, en buvant un verre ? Doit-on parler du temps, du décor, ou rester concentré sur les protagonistes ? Comment la peur pourra-t-elle arriver, brusquement ou insidieusement, et par quel biais ? Doit-on accentuer le contraste des sentiments du héros ou bien les traiter sobrement ? Et cætera.

A côté de ces considérations, l’écrivain sait que son œuvre doit avancer. Et s’il en connaît les ressorts, les personnages, les lieux principaux, il ne peut définir les pièces du puzzle que les unes après les autres, les contours des précédentes imposant certaines contraintes à ceux des suivantes. Là est toute la difficulté.

Voilà ce qu’on peut appeler « pression ».

Gustave Borjay vous salue.
 
« En quittant ses amis, Oui-oui éprouva une peur bleue : sa voiture avait disparue !
Heureusement il s’était trompé, il l’avait en fait garée de l’autre côté de la rue. » 

mardi 28 mai 2013

La Tartine de nutella

C'est l'histoire de la tartine de nutella tombant de votre table. Vous savez qu'elle aura beau tournoyer, à la fin elle s'écrasera dans un petit "spouich" sur le sol, transmettant généreusement une bonne part de son enduit chocolaté aux carreaux que vous aviez astiqués le matin même. Et pourtant, vous la regardez tournoyer dans les airs tout le temps que dure sa chute, sans pouvoir vous empêcher d'espérer : après tout, elle pourrait tomber du côté non tartiné !

Il en est de même avec votre premier envoi de manuscrit. Vous le confiez un beau jour à la poste, qui s'empressera - plus ou moins vite - de le faire parvenir à la maison d'édition dont vous avez noté l'adresse. Vous savez d'avance la réponse que vous recevrez. Pourtant, vous ne pouvez vous empêcher de vous dire qu'il demeure une chance de succès. Rien n'est écrit après tout.

Et puis la tartine tombe du côté du nutella.

Et elle est entre vos mains, la réponse. Rédigée dans le plus pur style anonyme, avec un souci maniaque de ne laisser aucun indice quant à la possibilité que votre manuscrit ait été lu.

Mais Gustave Borjay vous connaît, et sait bien que, parfaitement en phase avec votre pathétique inconséquence, vous continuerez à étaler du nutella sur des tranches de brioche.

Gustave Borjay vous salue.
 
Faites des réserves, vous en aurez besoin.

mercredi 15 mai 2013

La Mise en valeur par l'ellipse

Gustave Borjay venant de passer plusieurs semaines à s'adonner nuit et jour à de hautes tâches intellectuelles dont le seul énoncé passerait à plusieurs lieues de vous autres mortels, et ayant décidé de s'accorder un divertissement laissant de côté toute activité cérébrale complexe, prend aujourd'hui le temps de s'adresser la multitude de lecteurs qui font chaque jour saturer les serveurs hébergeant son blog.

Pour leur dévoiler un procédé d'écriture, un beau procédé qui plus est, et qu'il pourrait appeler « l'ellipse de mise en valeur ».

Contrairement à la longue ellipse qui permet de passer sous silence des années entières - les lecteurs du Comte de Montecristo ou encore du Bossu comprendront -, l'ellipse de mise en valeur consiste à passer sous silence, au sein d'une période de narration pourtant globalement ininterrompue, un événement.

Si vous passez sous silence le moment où un protagoniste s'absente pour aller honteusement gagner les lieux d'aisance, ou si vous passez sous silence tout moment insignement banal qui n'apportera jamais rien à votre intrigue, c'est assez normal.

Mais si vous choisissez d'effacer de la narration un moment-clé d'icelle, alors là c'est autre chose. Vous pourrez alors surprendre plus tard le lecteur en lui faisant apprendre, par exemple à l'occasion d'une conversation anodine, ou par le biais d'astucieux flashbacks, l'événement advenu. Il vous sera possible de dévoiler brutalement ledit événement, ou bien d'en distiller petit à petit, au rythme que vous choisirez, les innombrables détails. La suite d'Un Amour de Swann, de Proust, en est un exemple fameux.

Le procédé est aussi très utile pour ne pas avoir à raconter expressément une scène qui risquerait de virer au cliché, au glauque ou au vulgaire. A vous la liberté de raconter après coup les échos d'un premier rendez-vous, d'une scène de torture ou d'un contrôle anti-dopage. Vous éviterez ainsi les « il lui jeta langoureusement un regard de braise », « bientôt vous me supplierez à genoux de vous épargner » et autres « monsieur, veuillez uriner dans ce gobelet ».

Gustave Borjay vous salue.
 
Lance avait fait l'erreur stratégique de passer aux toilettes en fin de matinée ;
regardant le gobelet de plastique blanc, il se sentait gagner par une sombre horreur.

lundi 29 avril 2013

Combien faut-il payer pour ne pas être édité ?

Tout dépend de combien vous êtes prêt à y mettre.
 
Vous savez que vous ne serez jamais édité, mais en homme consciencieux que vous êtes, vous voulez être sûr de le mériter ? Bref, vous voulez envoyer votre manuscrit à une petite sélection personnelle de maisons d’éditions pour qu’elles puissent vous répondre par autant de refus, non personnalisés de préférence ? Et vous vous demandez combien cela va vous coûter au total ?

Vous vous trouvez au bon endroit. Faites le silence et écouter la voix chaude et sensuelle de Gustave Borjay vous énoncer la réponse en empruntant au fisc sa sage pratique de suppression des décimales.
 
Partons d’un manuscrit (conforme aux règles de l’art) de 250 pages A4.
- impression et reliure spirale d’un manuscrit de 250 pages = 25 € ;
- un timbre pour l’expédition du manuscrit, enveloppe économique = 5 € ;
- un timbre pour le retour du manuscrit, enveloppe économique = 5 €.
Ce qui fait une mise de fond de 25 €, puis un coût de 10€ par envoi à une maison d’édition.
 
Toute votre stratégie résidera après dans le nombre de manuscrits envoyés. Jugez plutôt : à raison de trois mois pour obtenir une réponse, vous pouvez récolter au choix :
- 10 refus avec un manuscrit, en 2 ans et demi, pour un investissement de 125 € ;
- 10 refus avec deux manuscrits, en 1 an et 3 mois, pour un investissement de 150 € ;
- 10 refus avec dix manuscrits, en 3 mois, pour un investissement de 350 €.
 
A vous de voir si vous êtes pressé.

Gustave Borjay vous salue.
 
On raconte que la roulette a été créée afin de permettre à ceux
qui n'écrivent pas d'accéder eux aussi à un jeu d'espérance de
gain strictement négative.